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Les verrues

On trouve de tout aussi sous cette appellation de verrue, et il n'y a pas grand-chose de commun entre une verrue ordinaire, une verrue séborrhéique et une verrue molle.
Les verrues ordinaires, vulgaires, plantaires, planes, en forme de papillome ou de condylome, sont dues à des virus du groupe Papova. Il y en a plusieurs, on a réussi à les isoler, mais on n'a pas encore trouvé le produit qui permet de les empêcher de sévir. On sait que le
virus est contagieux et qu'il s'attrape dans les milieux humides, l'herbe mouillée, la piscine et même la salle de bains. Souvent on s'auto-inocule en se grattant et on inocule les autres par le contact. Encore qu'on puisse serrer une main verruqueuse sans rien attraper : c'est une question de terrain, pour lequel on n'est pas loin de penser à un phénomène héréditaire.

Reconnaître sa verrue

  • La verrue banale est en relief léger, d'une taille variant de un à plusieurs millimètres, de couleur grisâtre, de toucher rugueux. Elle siège souvent sur les mains, mais on peut en attraper sous les ongles.
  • La verrue plantaire, comme son nom l'indique, s'installe volontiers sous la plante des pieds ou sur ses bords. On peut la confondre avec un durillon. Elle est douloureuse pendant la marche, mouvement qui la fait s'enfoncer dans la peau.
  • La verrue plane est lisse, à peine saillante, assez large, rose pâle ou chamois. On peut la confondre avec un naevus. Elle siège surtout au visage, aux mains, sur les avant-bras.
  • La verrue en forme de papillome est une verrue fine ressemblant à un doigt en miniature. Elle s'installe de préférence dans la barbe, le rasage favorise sa multiplication.
  • Les verrues en forme de condylome portent le nom de végétations vénériennes ou encore plus couramment de crêtes de coq. Elles s'installent en groupe sur les parties sexuelles et sont très contagieuses.

Le traitement varie selon la verrue.

La verrue banale doit être détruite, sauf si elle guérit spontanément. Sur la manière de s'y prendre, les avis divergent. Certains condamnent la destruction par électrocoagulation (sous anesthésie locale), qui ne permet pas toujours d'enlever toute la longue racine de la verrue, si bien que celle-ci repousse. Et il y a le problème de la cicatrice.
La méthode la plus fréquemment utilisée consiste à recourir à des produits caustiques. On peut se servir du froid, c'est-à-dire de l'azote liquide appliqué avec un coton-tige, ou de neige carbonique appliquée avec un criocautère. On peut se servir d'acide salicylique. On peut enfin faire étouffer la verrue de moiteur sous un pansement occlusif, non poreux, Au bout de quinze jours, la verrue doit mourir de macération.

Nota : Les verrues sont sensibles à la suggestion et à l'hypnose. Les dermatologues les plus sérieux l'ont constaté et le reconnaissent. Ce phénomène s'expliquerait par le fait que la verrue est nourrie par des petits vaisseaux sanguins fragiles. Ceux-ci se rompent facilement sous l'effet d'une émotion qui crée une vasoconstriction, c'est-à-dire un rétrécissement brutal du vaisseau. Si la verrue n'est plus nourrie par les vaisseaux sanguins, elle meurt et disparaît. La moitié des verrues traitées par hypnose sont éliminées. Ce n'est pas négligeable.

Pour faire mourir une verrue par asphyxie, la lotionner avec le mélange suivant (préparation en pharmacie) : 5 g d'acide salicylique + 5 g d'acide lactique + 30 g de collodion élastique.
Laissez sécher et recouvrez le tout avec un sparadrap bien occlusif, genre Blenderm. Renouveler l'opération au bout de vingt-quatre heures jusqu'à guérison totale. Vous verrez une peau blanche se former. On peut la décaper au fur et à mesure. S'il y a irritation vive, cessez la pommade et continuez avec le pansement occlusif. Cette technique un peu contraignante permet d'éviter la chirurgie et l'azote liquide, méthodes douloureuses, et guère plus efficaces, quoique, bien sûr, beaucoup plus expéditives. Elle est recommandée en cas de verrues multiples.
Pour les verrues planes, on a recours à la cryothérapie (azote liquide), douce, le plus souvent vitamine A acide en lotion.
Pour la verrue plantaire, on se sert de l'électrothérapie, jamais de la radiothérapie, mais le plus souvent la méthode consiste à appliquer la nuit, sous pansement occlusif, une vaseline salicylée à forte concentration. Le dermatologue doit suivre ce type de traitement.
Les crêtes de coq, ou végétations vénériennes, sont détruites à l'électrothérapie. Si elles sont trop nombreuses, le dermatologue utilise de la résine de podophylline. Le produit doit être retiré toutes les trois heures pour éviter les lésions caustiques (il s'agit d'un produit très toxique par voie buccale).

Nota : Peuvent être confondues avec des verrues des papules rosées, translucides, avec petit cratère au centre.
Il s'agit de molluscum.
Cette tumeur, sans gravité, est un peu contagieuse, mais surtout auto-inoculable. On en a une, on se gratte et elle se multiplie, forme une colonie autour de la lésion primitive. Les enfants en attrapent sur le tronc, les adultes dans la région génitale.
Le dermatologue enlève ces tumeurs d'un coup de curette et cautérise ensuite avec une préparation à base de nitrate d'argent.

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